TOMOKI PHOTO JEAN MICHEL JARILLOT

TOMOKI - sagesse et coeur noble - est le prénom japonais de notre fils…et c’est ici, un projet sur l’âme, l’être, la nature, le cycle de la vie, le sacré, le lien, l’héritage, la transmission… comme peut l’être un film, celui d’une vie. Notre acte artistique est intimement lié à la poétique de l’être humain, de sa vie, comme de sa mort.

Comment cet être vit-il ces différentes étapes, les zones de frictions et de passages entre chaque univers ? Qu’elles sont, son évolution, ses métamorphoses, ses rencontres, tout au long de ce parcours initiatique… Qu’est-ce qui fait la particularité, la beauté et la violence de la vie ? Comment la fin d’une aventure terrestre peut se poursuivre à travers d’autres formes, d’autres vies… Y-a-t-il une frontière, une ligne vraiment déterminée entre vie et mort…


Nous, nous croyons que non.


TOMOKI est donc une lecture à la fois philosophique et spirituelle du continuum de la vie d’un être.

Chaque émotion, mouvement, matière, objet, son, lumière, espace et temps ont leur propre exigence. Ils fonctionnent en symbiose et ont une place très précise dans une dramaturgie ou une vie.

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SCENOGRAPHIE

UN MIROIR CENTRAL : LIEU DE LA VIE, DE SON DÉBUT À SA FIN.

Dans la pièce, le miroir est toujours présent. Il a de multiples significations et symboles. Ceux-ci apparaissent tout au long de la pièce en fonction de la lumière
projetée sur sa surface et les moments dramaturgiques.

Le miroir, dans le bouddhisme, est le symbole de la sagesse et de la faculté de
comprendre, celui de l’une des plus hautes connaissances.

Il est le symbole d’une porte, d’une limite ou d’un passage vers un autre monde.

C’est aussi le « miroir reflet » : la découverte de soi. Elle fait naître la surprise, la curiosité, des sentiments tels que l’empathie, la fierté, la honte et leur inverse.

Le « miroir, ami de narcisse » : il modifie la mentalité, l’attitude ou les compor- tements. Socialement, il isole la personne qui est éblouie par sa propre image ou de l’idée qu’elle s’en fait. Il est aussi souvent associé à la vérité et à l’inverseur de vérité.

LE HARNAIS :
LIEU DE L’ÊTRE IMMATÉRIEL.

Le harnais d’après sa définition est un objet qui permet à une personne de s’attacher et de se protéger indi-viduellement. La personne est reliée à une corde ou à une ligne de vie.

Le choix du harnais s’est imposé à nous, car il transpose avec son lien, son cordon ombilical, la verticalité de l’esprit et/ou de la pensée. La personne ou l’être est en apesan-teur, donc sans poids, et quelque part sans corps en tant que matière.
La verticalité de l’être en con-frontation à l’horizontalité du miroir…

LES OMBRELLES JAPONAISES : RENCONTRES ET MÉTAMOR-PHOSES PENDANT LA VIE.

L’ombrelle est un symbole de souveraineté en Asie.

L’ombrelle qui protège de la souffrance fait partie des signes auspicieux.

Elle détermine pour nous l’identité, l’habit, le couvre-chef de l’être sur terre.

LE PAPIER KRAFT : MONTAGNES, TSUNAMI DE PAPIER,
MORT ET MATRICE.

Papier Kraft (littéralement en allemand : papier fort). Cette matière, contrairement à ce que l’on pourrait croire pour du papier, est très solide et a d’importantes ressources de métamorphoses.

Le papier kraft peut cristalliser les formes qui lui sont imposées. Un craquement très sonore transpose sa déformation interne : il représente, ici, la nature immuable, généreuse, puissante et dangereuse, mais surtout le lieu matrice de la renaissance.

L’OBJET MARIONNETTIQUE : CONTINUITÉ.

La marionnette est un objet (donc sans vie) qui a la particularité de vivre dès
qu’elle est en mouvement. Elle est une transposition de l’esprit habitant la matière.
Elle est un phénomène commun à toutes les civilisations et sa référence au sacré
est vivace. Elle impose son irréalité comme réelle, et comme l’homme, elle a une relation à la verticalité très particulière. Ici, elle transpose la renaissance de l’être.

MUSIQUE

Première partie

Le gagaku, c’est la musique du sacré, c’est l’esprit de la culture japonaise.
Son rythme, ses suspensions, ses tensions, ses sons, nous font ressentir la force de la nature et de l’esprit.
Gagaku : il est assimilable aux autres arts japonais tels que le chadô ou le kyudô,
qui conduisent à acquérir une maîtrise de soi et des techniques d'exploration
spirituelle. Ainsi, les exécutants ne disposent d'aucune liberté d'improvisation ou d'interprétation, chaque élément étant fixé ; d'où le caractère rituel et cérémonial
des représentations.
Lorsque tous les sons sont assemblés, le cosmos peut être entendu, imaginé, dans
la chandelle vacillante du temps (Sons de l'antiquité, Elégances durables).
Les instruments les plus couramment associés au Gagaku sont le Sho , le hichiriki et aussi le ryuteki.

Sho... La lumière qui pénètre par les Cieux
Ryuteki... Le dragon qui monte danser dans le ciel
Hichiriki… Les voix en écho sur la Terre

Deuxième partie

L’espace de vie, de parole et du corps avec la bossa nova, cette musique douce, ronde et sensible .
Cette musique apporte apaisement, protection et ressource.

Elle est populaire. Elle parle de la vie de tous et de tous les jours, toujours
simplement, et avec grand coeur. Qu’il y ait des jeux, de l’humour, de l’amour, de la séduction, des hésitations, de la sensibilité, de la retenue, de la douceur, de la douleur, la vie, la musique sont là pour bien vivre l‘instant.

Bossa nova : ce nom vient du portugais bossa, qui signifie au premier degré bosse, et peut se traduire au second degré par «aptitude», «vocation», (littéralement, avoir la bosse pour quelque chose) et dans ce cas précis par «manière» - et de nova, nouvelle.

Troisième partie

L’espace de la nature et de l’âme avec Kitaro.
Elle touche le sentiment de la nostalgie.
Le corps n’a plus d’importance dans cette scène.
On ressent ce qui se passe dans l’air.
Puis, à travers des rythmes tribaux , elle parle du passage, du moment où la nature reprend ses droits et son corps…
Kitaro : concernant ses compositions, une de ses volontés est d'unir la musique
populaire (rock, japonaise) et la musique traditionnelle. La nature est très présente
dans ses oeuvres.

Epilogue

La renaissance

C’est tout simplement un petit voeu :
« souhaiter que son voeu se réalise ».
À notre époque tout va vite, on s’oblige d’arriver à, en force…

Il est difficile de s’arrêter et de se mettre seul face à la nature, tout simplement de
ressentir la vie circuler.

TOMOKI PHOTO JEAN MICHEL JARILLOT
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ÉQUIPE DU PROJET

Kaori Suzuki

Elle se forme à la danse classique à Singapour (méthode Royal ballet of Dancing), au Japon à l’école de Tokyo Ballet et de Saboro Yokose.

De 1989 à 1996, travaille au japon comme soliste du répertoire classique et collabore avec divers chorégraphes japonais et enseigne en danse classique.
Depuis 1997, elle vit à paris et travaille pour Matthew Hawkins au Royal Ballet à Londres dans « Angel et Exile » (back stage project), Carlotta Ikeda dans le « Sacre du printemps »
(buto), Karry Kamal Karry dans « siamois » et Jacky Auvray dans « parentèse » et « d’x ».

Elle crée et jouera l’univers chorégraphique de « silence » (théatre chanté) de Phillipe Dormoy et Valérie Joly. Ella travaille aussi avec cie remue et ménage (théâtre de rue).
Cette année, projet « On Air » avec la Cie «Shayela» en collaboration avec le groupe de rock « les Gun’s of Brixton ».

Elle danse dans des opéras lyriques à l’opéra de Paris et au Théâtre du Châtelet, mis en scène par Ennosuké 3, Yannis Kokkos, La fura del baus, Micha Van Hoecke et Gilbert Deflo.

Elle a joué dans « le temps des gitans » d’Emir Kusturica , adaptation en opéra rock de son film, un duo acrobatique pour amener une transposition surréaliste de ce drame.

Elle fonde avec Sébastien Vuillot la compagnie Tsurukam et intervient dans toutes les créations : conception et interprétation.

Sébastien Vuillot

Se forme en danse auprès de Françoise Raquin (jazz) et d’Hélène Sadovska (classique) et au théâtre avec Yves Carlevaris. C’est Roger Bergerin qui lui donnera le goût de la différence et de l’indépendance autour des claquettes et de la comédie musicale. Avec Claude Gisbert en intervenant au niveau chorégraphique de ses pièces, notamment dans le Piège de Méduse d’Erik Satie.

Il continue son exploration artistique avec Yano Yatrides (danse contem-poraine) et Luis Jaime Cortes (masque neutre).

C’est avec Alain Recoing (maître de la marionnette à gaine) et Christian Remer qu’il découvre l’objet dramaturgique qu’est la marionnette.

Suite à cette rencontre a lieu la création de Kagome. Co-création de Vilbrequin en octobre 2010 avec JP Desrousseaux (parodie marionnettique du mythe de Don Juan) jouée au festival Again au Théâtre aux Mains Nues.

Il continue de se former dans des stages de la formation professionnelle avec un contact avec le théâtre Kabuki et le théâtre No dirigé par Maître Kanze et Maître Yamamoto, ainsi qu’avec Claire Hegen et Yves Marc sur la théatralité du mouvement. En 2009, il va à la rencontre du travail d’Hoichi Okamoto (Dondoro théâtre) à Nagano. En 2010, se sensibilise à la lumière avec JP Lescot et profitera du passage exceptionnel à Paris en mars 2011 de Nomura Mansai, grand maître du théâtre Kyogen .

Depuis plusieurs années, il intervient comme formateur en marionnette à gaine au Théâtre aux Mains Nues, assistant Alain Recoing lors de son cours des fondamentaux de la marionnette, ainsi qu’auprès de comédiens à l’Atelier-Théâtre d’Asnières et depuis cette année au centre de formation du « Loup qui zozotte », à Chauvigny (86).

Il fonde avec Kaori Suzuki, la compagnie Tsurukam et intervient dans toutes les créations : conception et interprétation.

Franck Berthoux

Professionnel du spectacle depuis plus de 10 ans, Franck Berthoux n’a pas suivi le parcours classique des ingénieurs du son.
Se formant sur le terrain au sein de différentes structures municipales (La Maison de la Danse et Les Subsistances de Lyon), il crée son propre studio d’enregistrement en 1998 (Mix’Up) et en fait son laboratoire.

Après de nombreuses expériences de régie technique et de création d’univers sonores (Emmanuel Meirieu, David Moccelin), il devient free lance en 2003 et rejoint notamment l’équipe du Grame.

Musicien au sein du groupe jade, il produit, enregistre et mixe un premier EP en 2004"Fresh air", puis l'album "Analogic" en 2006 .
Il collabore également avec différents artistes, prenant en charge leur production sonore.

En 2008 il s’installe à Paris, et étend ainsi son réseau de collaborations entre Paris et Lyon, du spectacle vivant à la musique contemporaine, en passant par les musiques actuelles, et l'illustration sonore et musicale de supports multimédia.

Romain Le Gall

Diplômé du DMA régie lumière de Nantes, Romain Le Gall travaille pour des théâtres et compagnies de la région Nantaise (La Lune Rousse, cie du Théâtre du Loup, Les Aphoristes, cie Théâtre Cabine, l’Eternel Ephémère) avant de rejoindre en 2010 l’équipe du Théâtre aux Mains Nues à Paris, théâtre dédiés aux arts de la marionnette.

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TOMOKI MONT LAURIER

LA COMPAGNIE TSURUKAM, présentera sa dernière création TOMOKI

AU FESTIVAL INTERNATIONNAL DE THEATRE DE MONT-LAURIER (QUEBEC, CANADA)
DIMANCHE 08 SEPTEMBRE 2013
à 16 H 30 à l’AUDITORIUM
Renseignements et réservations sur le site de l’organisateur : http://www.doubledefi.org/

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EXTRAIT VIDEO DE TOMOKI
KIKOERU